Le Shotokaï

Qu’est-ce que le Shotokaï ?

Le SHOTOKAÏ , qui est un art martial du BUDO, désigne une école de KARATE-DO japonais traditionnel et non compétitif. Les positions sont basses et la décontraction totale est recherchée..De ce fait, l’amplification des techniques est privilégiée et les mouvements sont poussés à l’extrême y compris lors de la réalisation des katas. En effet, les nchaînements sont réalisés sans interruption, et les notions d’anticipation sont présentes.

En outre, si le SHOTOKAÏ semble basé sur IPPON, l’attaque unique, l’idée qui consiste à transpercer l’adversaire est primordiale, ce qui a pour effet d’améliorer l’efficacité des assauts. Dans le Ippon-kumité, Maître EGAMI imposait de ne jamais reculer, insistant énormément sur le Sen-no-sen (anticipation de l’attaque adverse). On parle également de notion  » d’irimi « , littéralement « entrer « .

Les techniques du SHOTOKAÏ ne sont donc pas basées sur la force physique, elles sont plutôt harmonieuses, mais en même temps, pleines de vitalité et d’énergie.

L’origine du Shotokaï

Le terme « SHOTOKAÏ » est apparu en 1935 quand les élèves de Maître FUNAKOSHI décidèrent de créer une association afin d’aider matériellement leur Senseï pour la construction de son premier Dojo. « SHOTO » était le pseudonyme sous lequel Maître FUNAKOSHI écrivait des poèmes ; « KAÏ » désignait le mot association. Le SHOTOKAÏ est donc l’association des élèves de « SHOTO ».

A l’origine de sa création, la pratique exercée était le SHOTOKAN.
EGAMI Shigeru, l’un des plus fidèles disciples de Maître FUNAKOSHI fut son premier assistant après la seconde guerre mondiale.

En 1958, après la mort de Maître FUNAKOSHI, l’association fut remaniée. Maître HIRONISHI Ginshin devint le président et Maître EGAMI assura le titre d’instructeur principal du SHOTOKAN, nom donné au Dojo de Maître FUNAKOSHI Gishin (SHOTOKAÏ HOMBU DOJO JAPON). Dojo où se trouvent toutes les archives administratives et techniques du KARATE-DO.

Se considérant dépositaire du KARATE-DO de Maître FUNAKOSHI, Maître EGAMI n’eut cesse d’approfondir l’enseignement de son Maître. Ses multiples recherches, et son refus de voir le KARATE DO s’éloigner de l’œuvre de son Maître au profit d’une activité plus sportive prônée par la JKA (Japan Karaté Association), l’amènera à préserver l’essence même du KARATE jusqu’à sa mort en 1981.

L’avènement du Shotokaï en France

C’est en 1963, après avoir séjourné au Brésil, que Maître HARADA Mitsusuke, importe le SHOTOKAÏ en France. Elève de Maître EGAMI, il reste d’ailleurs aujourd’hui le haut représentant vivant résidant en Europe.

Au même moment, Maître MURAKAMI Tetsuji, sur invitation d’Henri PLEE, pionnier du KARATE en France, enseigne le SHOTOKAN depuis six ans déjà. Il est à l’origine des premières ceintures noires de l’hexagone et développe le KARATE en Europe.

Mais en 1968, lors d’un voyage au Japon, Maître MURAKAMI Tetsuji découvre l’enseignement de Maître EGAMI. Plus qu’une rencontre, c’est une révélation. Il décide alors de modifier son approche du KARATE-DO et revient en France pour répandre lui aussi le SHOTOKAÏ. En 1976, Maître EGAMI le nomme représentant officiel du SHOTOKAÏ pour l’Europe.

Jusqu’à sa mort en 1987 à Paris, Maître MURAKAMI aura promulgué son enseignement à ses disciples, un enseignement directement inspiré du travail et de la recherche de Maître EGAMI.

Aujourd’hui encore, certains de ses élèves tel que Senseï Jean OLIVIE tentent de perpétuer ce que nous devons appréhender comme étant une Voie… plus qu’un style.


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